8Mais j'y pouvais rien moi, j'allais en faire quoi de cette putain de boule dans la gorge ? C'était même plus de l'angoisse, c'était de la paralysie, tu sais toi, celle dont on ne se relève qu'après plusieurs anxiolytiques , & encore, avec des gouttes de sueurs qui perles jusque dans le dos & la chair de poule presque ancré sur les bras. J'arrivais même plus à respirer, & toi tu étais à côté de moi, & comme à ton habitude tu ne faisais que baisser la tête & laisser tomber tes longs cheveux noirs sur ton visage, en attendant que ça passe, en attendant patiemment que le temps apaise la douleur. Mais ta futilité... Ma douleur qui s'apaise ? On parle de la même ? De celle qui me ronge depuis plus de vingt cinq ans ? De celle qui m' habitait déjà , lorsque foetus j'eus un mal incommensurable à sortir du liquide amniotique dans lequel je baignais , tu sais , que j'ai faillis m'étouffer dedans, que je nageais déjà en plein coma & que la force du suicidaire me bouffait déjà les pores de la peau, & que ce putain de cordon ombilical n'est passé qu'a deux doigts de me servir de corde de pendaison, avec pour poutre les intestins de ma mère. & toi t'es persuadé que ça irais " ça passeras " tu me disais... Mais tu comprenais au moins, que le seul moyen que les choses se tasse, c'était justement de faire du mal , me faire du mal, quitte à cogner dans les murs, bruler mes phalanges sur la premières choses qui laissait à mon regard l'interdiction de voir au delà ? Mais je t'aimais tu sais, & je pensais pas en arriver là, tu vois ça aurait été plus rapide que je saute de la fenêtre de ce putain d'appartement que nous habitions depuis près de deux ans, laisser libre cours au ailes que tu m'a toujours imaginé. & je voulais pas, & je sentais pas ce que je faisais, je le voyais pas non plus, & j'avais beau voir ton visage ravagé par la peur je comprenais pas, mes neurones avaient oubliés de se connecter entre eux & je me disais que c'était exagéré , que ton regard devienne aussi livide parce-que je m'attaquais à ma mère devant toi, je me disais que tu pouvais bien comprendre, que elle devait payer, que la rouer de coups & de blessures, que toutes les allumettes que je brulais sur ses bras frileux, que tous ces coups de poings dans le ventre qui commençait à me faire croire que ses intestins allait être éjecter directement par la voie oral. Mais tu comprenais pas, malgré la violence & la douleur qu'elle a fait ronger de mon enfance, malgré les fois ou elle m'a menacé & ou elle à tenté de me fracasser la tête contre l'armoire en glace du salon, tu ne saisissais pas que je pouvais avoir une telle rancoeur & que je pouvais aussi craquer, & là tuer devant tes yeux. Pardon mon amour, je ne voulais pas t'effrayer, j'ai toujours voulus t'offrir le meilleur, les choses que tu ne pouvais voir avec les yeux, j'ai toujours cherché à conquérir ton bonheur à coups de preuves, de regards & d'aides. Je ne pensais pas moi, que tu pourrais avoir les yeux aussi embués de larmes, je ne pensais pas que tu pouvais être aussi tétanisé que je l'étais quelques secondes avant toi. Mais je t'avais pourtant déjà expliqué, qu'une crise c'était incontrôlable, je te l'avais dis par moi-même que parfois ça pouvait devenir très dangereux, & tu vois, peut-être que c'est ta faute, que tu aurais dus me forcer à me faire soigner, peut être que tu aurais dus savoir que les maladies mentales était graves. Je ne savais pas moi, j'avais oublié . & pourquoi ça aurait pas pus être elle einh ? Pourquoi t'étais là à ce moment là ? Mon amour, c'était elle que je voyais. Ce n'était pas toi dont je voulais voir le cadavre sur le sol de notre salon. Je ne savais pas moi...